Un logiciel de surveillance a été mis en place avec succès sur les téléphones portables des parents de Sam Bankman-Fried afin de s'assurer qu'il ne viole pas les conditions de sa mise en liberté sous caution, avec l'approbation d'un juge.
Le 19 avril, les avocats de Sam Bankman-Fried ont demandé un délai supplémentaire pour l'application des conditions de mise en liberté sous caution récemment révisées du cofondateur de FTX, invoquant des difficultés à trouver le logiciel de surveillance nécessaire pour les téléphones portables de ses parents.
Dans un premier temps, les avocats de Sam Bankman-Fried ont proposé d'installer un logiciel qui prendrait une photo de l'utilisateur « toutes les cinq minutes ».
Dans une requête déposée le 21 avril auprès d'un tribunal de district de New York, ces derniers ont fait savoir que le logiciel de surveillance qu'ils utilisaient n'avait pas la capacité de prendre une photo de l'utilisateur toutes les cinq minutes, mais qu'il était en revanche capable d'enregistrer toutes les saisies au clavier effectuées sur les appareils mobiles des parents de M. Bankman-Fried.
Le juge de district américain Lewis Kaplan, qui préside l'affaire, a approuvé ces mesures le 24 avril.

L'approbation a été donnée par M. Kaplan dans un document déposé le 24 avril auprès du tribunal de district des États-Unis pour le district sud de New York. Source : Court Listener
Le logiciel surveillera aussi l'installation d'applications non autorisées, l'historique du navigateur Internet, iMessage ainsi que tous les appels vocaux et FaceTimes.
Un consultant technique examinera les journaux de saisie au clavier et les captures d'écran « au moins trois fois par semaine » afin de s'assurer que les conditions de libération sous caution de Sam Bankman-Fried ne sont pas enfreintes.
Cette décision intervient à un moment où l'accès de M. Bankman-Fried aux téléphones portables suscite un intérêt croissant.
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Le juge Lewis Kaplan a souligné que M. Bankman-Fried disposait d'un « jardin d'appareils électroniques » avec accès à l'internet au domicile de ses parents.
En outre, il a précisé qu'il existait un « motif probable » de croire que Sam Bankman-Fried était impliqué dans une tentative de subornation de témoin. Celui-ci aurait contacté l'ancien conseiller général de FTX à la fin du mois de janvier, qui est désigné comme « témoin numéro 1 » dans les documents déposés au tribunal.
Le 28 mars, les parents de M. Bankman-Fried auraient accepté de limiter l'accès de ce dernier à leurs appareils. Ils ont également signé des déclarations sous serment dans lesquelles ils s'engagent à ne pas introduire d'appareils électroniques interdits dans leur maison.
Le 4 mars, le juge Lewis Kaplan a proposé d'interdire à Bankman-Fried d'utiliser des smartphones, des tablettes, des ordinateurs et toute plateforme de jeu vidéo ou tout appareil permettant de communiquer par chat ou par la voix.
Par ailleurs, il lui a été temporairement interdit d'utiliser un VPN, les procureurs l'ayant accusé d'avoir fait usage de ce logiciel de protection de la vie privée à deux reprises, le 29 janvier et le 12 février.