L’Autorité des marchés financiers (AMF) passe à l’action. En France, 34 sociétés crypto pourraient être forcées de cesser leurs activités dès le 30 mars 2026 si elles n’obtiennent pas l’agrément MiCA à temps. Une échéance qui pèse lourdement sur l’écosystème.
Sans MiCA, c’est la sortie : l’ultimatum lancé par l’AMF
Le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets Regulation) s’appliquera pleinement à partir du 1er juillet 2026. Mais en France, le régulateur a décidé d’avancer le couperet au 30 mars pour tous les prestataires non conformes.
Ceux qui n’auront pas obtenu l’agrément devront cesser immédiatement toute activité, à l’exception des opérations nécessaires pour restituer les cryptos à leurs clients.
Le message de l’AMF est sans détour : les plateformes récalcitrantes risquent 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Elle pourrait aussi publier une liste noire et faire bloquer leurs sites web.
MiCA : un parcours d’obstacles pour les entreprises crypto
Sur les 117 sociétés PSAN enregistrées, 83 sont déjà reconnues par l’AMF. Mais l’agrément MiCA est d’un niveau de difficulté bien supérieur.
Il exige plus de fonds propres, des procédures de conformité strictes et une gouvernance solide. Par ailleurs, le traitement d’un dossier peut durer jusqu’à quatre mois, souvent allongé par des demandes de corrections.
Des acteurs comme Bitstack, Deblock ou Caceis (groupe Crédit Agricole) ont déjà franchi l’étape. Binance, en revanche, reste à la traîne, malgré son enregistrement depuis 2022.
Face à cette pression, certaines entreprises envisagent d’obtenir l’agrément auprès d’un autre régulateur européen pour bénéficier du passeport MiCA. L’AMF prévient : cette voie pourrait être bloquée pour éviter les contournements.
Les sociétés qui choisissent de quitter le marché français devront activer un plan de retrait ordonné, à compter du 30 mars, pour garantir la protection des utilisateurs.
L’alerte est lancée, le compte à rebours est enclenché. MiCA va trier les prétendants sérieux des opportunistes mal préparés.
