Après trois semaines d’un bras de fer juridique contre la Crypto Open Patent Alliance (COPA), Craig Wright n’est pas parvenu à établir sa paternité sur le bitcoin (BTC). Il n’est d'ailleurs pas sûr qu’il y parvienne un jour. L'intéressé vient d’essuyer un nouveau revers dans le procès sur les droits de la propriété dont il se réclame le titulaire.

Modification délibérée du contenu du livre blanc du bitcoin

Depuis maintenant trois semaines, la crédibilité de Craig Wright en tant que Satoshi Nakamoto, le mystérieux concepteur du réseau Bitcoin, fait l’objet d’un examen rigoureux en justice. En effet, le procès qui l’oppose à la COPA a donné lieu à d’importantes révélations.

Ces dernières concernent la version du livre de blanc sur le bitcoin transmis à la COPA. Selon des preuves fournies par Alexander Gunning, le représentant les développeurs du réseau Bitcoin, des modifications ont été apportées au document à l’initiative de M. Wright.

Il s'agit là d’accusations très graves contre le prétendu fondateur du bitcoin, allégations que l’intéressé n’a d’ailleurs pas contestées. Tout en reconnaissant leur véracité, Wright s’est expliqué sur les raisons de ces modifications.

Selon lui, il s’agirait de simples ajustements. Ces derniers sont destinés à ses représentants légaux du cabinet d’avocats Shoosmiths. Un argument qui, selon l’opinion d’Alexander Gunning, ne tient pas la route.

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Les revendications frauduleuses de Craig Wright

Pour M. Gunning, les modifications initiées par M. Wright dans le livre blanc sur le bitcoin poursuivaient un objectif précis. Celui-ci consistait à aligner le document sur des paramètres spécifiques. Ce qui, à son sens, indique une tentative délibérée de manipuler la mise en page du document.

De plus, Gunning a mis en doute l’authenticité de la prétention de M. Wright à être le fondateur du réseau Bitcoin. Une revendication qui est d’après lui non fondée, et par conséquent éminemment frauduleuse.

Par ailleurs, divers témoignages ont émergé, remettant en question les affirmations de M. Wright. Zooko Wilcox-O’Hearn, le fondateur de Zcash, a minimisé sa connaissance de Satoshi Nakamoto, jetant le doute sur son récit.

De même, l’informaticien Marti Malmi a contesté la chronologie fournie par M. Wright concernant leurs interactions en apportant la preuve du contraire. Cette multiplication des témoignages contraires n’est pas de nature à soutenir la prétention de Craig Wright. La crédibilité de ce dernier semble de plus en plus écorchée à mesure que le procès progresse.