Craig Wright, le prétendu créateur du bitcoin (BTC), a lancé des accusations de vol de 111 000 BTC à l'encontre de 12 développeurs Bitcoin. Ces allégations découlent d'un présumé piratage de sa société Tulip Trading. M. Wright a notamment cherché à récupérer ces bitcoins comme l'indique un document juridique récemment déposé auprès de la Haute Cour du Royaume-Uni. Cependant, le groupe de développeurs a vivement contesté cette revendication, affirmant que Tulip Trading n'avait jamais détenu les actifs numériques en question.
Le document fourni par M. Wright serait un faux
Les avocats qui représentent les développeurs Bitcoin ont allégué que le document présenté par Tulip Trading pour étayer sa revendication de propriété était en réalité une contrefaçon. D'après leur analyse, la société dirigée par Craig Wright n'aurait jamais détenu les 111 000 bitcoins qu'elle cherche à récupérer.
Ces avocats avancent l'hypothèse que l'objectif de la société serait de prendre illicitement le contrôle des fonds. « Wright a un long passé de fraudeur, de falsification et de malhonnêteté et utilise les tribunaux anglais comme un instrument de fraude. », ont-ils déclaré dans un communiqué.
Il convient de préciser que les développeurs Bitcoin ne sont pas seuls dans cette bataille juridique. Le Bitcoin Legal Defense Fund (BLDF), un fonds de défense soutenu par des personnalités influentes comme Jack Dorsey, s'est notamment joint à leur cause.
Les équipes de ce fonds estiment qu'il est impératif de ne rien laisser passer malgré l'apparente absurdité des accusations, en raison des enjeux majeurs pour la préservation de la liberté. L'organisation partage en effet les inquiétudes des développeurs quant à la nature frauduleuse des allégations de Tulip Trading et à l'utilisation potentielle du système judiciaire à des fins illégitimes.
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Une histoire qui remonte à 2021
Les antécédents juridiques de M. Wright fournissent un contexte crucial pour l'affaire en cours. Il convient de rappeler que le plaignant avait déjà intenté des poursuites en 2021 contre les mêmes développeurs devant la Cour d'appel du Royaume-Uni.
Il les accusait notamment d'avoir refusé d'implémenter une porte dérobée dans un logiciel basé sur le réseau Bitcoin. La mesure aurait permis à Tulip Trading de prendre le contrôle des cryptomonnaies qu'il prétendait avoir possédé et perdu. Bien que l'instance juridique ait initialement rejeté la demande en mars 2022, le plaignant a fait appel de cette décision avec succès.
La bataille juridique opposant M. Wright aux développeurs Bitcoin a des implications qui vont bien au-delà de la simple propriété de bitcoins. Elle met en lumière les défis complexes qui accompagnent l'évolution rapide des technologies financières. De plus, l'affaire soulève également des questions sur la confiance accordée aux systèmes judiciaires et la façon dont les litiges peuvent être instrumentalisés dans le domaine des cryptomonnaies.