Craig Wright, informaticien d’origine australienne, s'est fait connaitre en prétendant publiquement avoir créé le bitcoin (BTC). Ses allégations n’ont pas manqué de lui valoir des railleries aussi bien dans la communauté crytpo que sur le plan médiatique.

Malgré tout ceci, Craig Wright n’en démord pas et a engagé plusieurs procédures judiciaires pour se faire entendre. Toutefois, celle qu'il a portée devant la justice britannique ne lui a pas été favorable.

Quatrième procès de revendication qui se solde par un échec

Dans un souci de préservation de la blockchain Bitcoin, Craig Wright revendique son droit d’auteur sur cette dernière et sa cryptomonnaie native. Il affirme notamment être le visage qui se cacherait derrière le fameux pseudonyme Satoshi Nakamoto. Si Craig Wright revendique depuis quelques années ce titre c’est parce qu’il pense que les différents forks du réseau Bitcoin sont en violation de ses droits de propriété.

Il a donc décidé d'emprunter la voie juridique pour obtenir gain de cause. Toutefois, sa dernière tentative en date, la quatrième, s’est soldée une nouvelle fois par un échec mardi dernier. Le jugement rendu par James Mellor s’appuyait sur le fait que M. Wright n’ait pu fournir aucune preuve pertinente pour étayer son implication dans la création du bitcoin.

« Bien que j'accepte que la loi sur le droit d'auteur continue à être confrontée à des défis avec les nouvelles technologies numériques, je ne vois aucune perspective de la loi telle qu'elle est actuellement énoncée, et comprise dans la jurisprudence permettant la protection par le droit d'auteur d'un objet, qui est exprimé ou fixé nulle part. » a-t-il déclaré.

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Les raisons de ce nouvel échec

Il s’est avéré que la totalité des actions intentées par M. Wright devant les tribunaux des affaires des biens ait soulevé une problématique majeure. En effet, les tribunaux n’arrivaient pas à clarifier si Craig Wright est la personne qu’il prétend être, à savoir : Satoshi Nakamoto. Néanmoins, le tribunal n’a pas jugé important de s’appesantir sur cet aspect de l’affaire.

La cour lui a plutôt demandé de présenter le format littéraire dans lequel le fichier Bitcoin s’est présenté à ses débuts, tout en indiquant précisément le moment où il fut conçu. Toutefois, sa réponse ne fut guère convaincante sur ces deux aspects malgré les diverses tentatives d’explications et les pseudos preuves fournis dans son argumentaire.

M. Craig était dans l’incapacité de montrer clairement qu’il est à l’origine du bitcoin, ce qui ferait de lui le fameux Satoshi Nakamoto. Pour enfoncer le clou, il ne serait également pas en possession des clés privées de l’adresse Bitcoin de Satoshi, ce qui aurait constitué une preuve irréfutable.