Dans plusieurs pays du monde, les autorités gouvernementales initient des politiques plus ou moins restrictives vis-à-vis des cryptomonnaies. Ce n’est pas le cas au Japon où le gouvernement tend plutôt à favoriser l'adoption de ces actifs numériques. Il vient de le prouver une fois de plus en autorisant le financement des startups locales par l’intermédiaire des cryptomonnaies.

Une mesure qui devrait accélérer le développement des startups crypto locales

Une fois encore, le Japon se pose en leader mondial de la réglementation des cryptos. Vendredi 15 septembre, les autorités locales ont initié une nouvelle mesure qui autorise les entreprises émergentes à émettre des cryptomonnaies pour financer leurs activités.

Cette réglementation est une avancée significative pour l’industrie crypto japonaise. En effet, elle offre une alternative à la pratique classique consistant pour les startups à financer leurs projets via l’émission d’actions. En mettant en œuvre cette nouvelle réglementation, le Japon ouvre la voie à l’émergence de nouvelles startups. Le pays du Soleil levant encourage ainsi plus globalement le développement de l’industrie crypto.

Par ailleurs, cette avancée réglementaire s’inscrit dans la droite ligne de la politique japonaise sur les actifs numériques. Le pays peut notamment se targuer d’avoir certaines des normes crypto les plus évoluées à l’échelle mondiale. Une réputation, construite à travers l’histoire particulière que le Japon entretient avec la crypto. Renommée qu’il renforce d’ailleurs.

Récemment, l’État a introduit une législation progressive sur les stablecoins. La mesure devrait permettre aux banques, aux agents de transfert de fonds et aux sociétés fiduciaires d’émettre des stablecoins adossés au yen.

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La réglementation crypto japonaise contraste avec celle américaine

Le contraste entre la réglementation crypto japonaise celle américaine est saisissant. Aux États-Unis, les réglementations relatives au financement par capitaux propres via l’émission de cryptos restent strictes.

C’est en substance la raison de la bataille juridique que se livrent Ripple et la Securities and Exchange Commission (SEC). La justice américaine a estimé que les ventes de XRP, la crypto native de Ripple, à des investisseurs institutionnels, enfreignent la législation américaine sur les valeurs mobilières.

Il s’agit là d’un exemple parmi tant d’autres qui révèle la position extrêmement rigoureuse de la SEC sur le financement des activités crypto. Le régulateur américain impose notamment l’enregistrement des actifs avant les activités de collecte de fonds.

Dans ce contexte, plusieurs législateurs américains ont proposé des normes pour clarifier la réglementation dans l’écosystème crypto. Certaines de ces propositions préconisent par exemple que la SEC collabore avec la Commodity and Futures Trading Commission (CTFC). Un partenariat qui favoriserait un cadre plus robuste et cohérant pour la classification des cryptos et la conformité des levées de fonds.