Hong Kong, la juridiction pro-crypto, serait-elle en train de réviser sa position en matière de cryptomonnaies ? L’avis publié ce vendredi par l'Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA) donne en effet matière à réfléchir. Dans sa publication, l'organisme a lancé une « alerte » aux investisseurs contre « les sociétés crypto qui se présentent comme des banques ». Précisions.

Hong Kong interdit aux exchanges de se faire passer pour des « banques crypto »

La HKMA serait-elle en train de paver la voie pour le projet local de CBDC de détail ? On ne saurait le dire. Dans tous les cas, la mise en garde publiée par le régulateur ce 15 septembre n’est pas anodine.

En effet, la HKMA a désormais interdit aux exchanges crypto l’usage, dans leurs contenus marketing, des termes propres au secteur bancaire. Elle s’est référée à l’article 97 de l’ordonnance bancaire qui interdit l’usage du terme « banque » sans obtention préalable d’un agrément.

Les exchanges crypto n’ont donc désormais plus le droit de se présenter comme « banque crypto, banque d'actifs crypto, banque d'actifs numériques ». L’utilisation des termes « dépôts », « comptes bancaires », « services bancaires » a également été interdite.

La HKMA affirme que « ces termes peuvent induire les citoyens en erreur » et « les inciter à confier leurs économies à ces sociétés ». Le régulateur a également lancé un avertissement aux investisseurs en affirmant que :

« Les sociétés crypto non autorisées ou non supervisées par le régulateur ne sont pas protégées par le système de protection des dépôts de Hong Kong ».

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Les régulateurs de Hong Kong s’en prennent aux exchanges non réglementés

Il importe de souligner que l’avertissement de la HKMA est intervenu au lendemain de la publication d’un autre avis, non moins important, de la Securities and Future Commission (SFC) de Hong Kong.

Le régulateur financier a attiré l’attention des investisseurs sur « le caractère suspect » de l’exchange crypto JPEX qui se présente « faussement » comme détentrice d’une licence. La SFC a par ailleurs recommandé à JPEX de revoir ses frais de retrait et ses pratiques commerciales en général.

S’il a bien mis en place une réglementation crypto stricte, Hong Kong n’est pas une juridiction anti-crypto. Le territoire se veut, d’ailleurs, être une plaque tournante de l’industrie des cryptomonnaies. Il a également mis sur pied un groupe de travail consacré au développement du Web3