Dans le paysage financier en constante évolution, les cryptomonnaies ont gagné en popularité et suscitent désormais l'intérêt de nombreux acteurs à l'échelle mondiale. Parmi eux, Hong Kong ambitionne de devenir un pôle majeur dans le domaine des actifs numériques en Asie et dans le monde. La juridiction a ainsi commencé à délivrer des licences aux exchanges crypto désirant l’aider à atteindre cet objectif.

Une approche réglementaire plus favorable envers les actifs numériques

Le 1er août, la Securities and Futures Commission de Hong Kong a délivré ses premières licences d'exchange d'actifs numériques. Celles-ci ont notamment été attribuées à HashKey Exchange, filiale du groupe HashKey, et à la plateforme d'actifs numériques OSL.

Cette mesure fait suite à la mise en place d'un nouveau régime réglementaire en juin, exigeant que les exchanges crypto obtiennent une licence d'exploitation avant d’exercer à Hong Kong. La juridiction s’est ainsi démarquée de la Chine continentale et des États-Unis en adoptant une approche plus favorable envers les actifs numériques.

Le nouveau régime fixe des règles réglementaires minimales concernant l'intégration, la gouvernance, la divulgation et les critères d'admission des tokens. Il comporte également des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

L'objectif de l’instauration de ce régime est d'accroître la transparence au sein l'industrie crypto et de mieux protéger les investisseurs locaux. Le PDG de HashKey Group, Livio Weng, estime d'ailleurs que ces licences permettront d'améliorer la confiance des investisseurs dans l'ensemble de l'industrie.

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Des inquiétudes concernant une éventuelle répression chinoise des cryptomonnaies

Bien que Hong Kong adopte une approche plus ouverte envers les actifs numériques, certains experts s'inquiètent des répercussions potentielles d'une répression chinoise sur la crypto. Bobby Lee, fondateur du premier exchange de bitcoin en Chine (BTCC), craint qu'une répression similaire puisse toucher Hong Kong.

Il a suggéré que la ville pourrait revenir sur sa position actuelle à l'égard des cryptomonnaies en mettant en place des restrictions, tout comme la Chine continentale l'a fait en 2021. Malgré ces inquiétudes légitimes, Hong Kong a trouvé de nombreux partisans de la crypto au sein de ses législateurs et ses fonctionnaires.

Le secrétaire aux services financiers et au Trésor, Christopher Hui, a déclaré que les actifs virtuels ne subiraient aucune répression. Johnny Ng, membre du Conseil législatif, a même invité Coinbase et d'autres exchanges à s'installer à Hong Kong. Le gouvernement local a également créé un groupe de travail pour explorer les opportunités offertes par le Web3, avec la participation de représentants du groupe HashKey et d'Animoca Brands.

Hong Kong poursuit son ambition de devenir un pôle mondial pour les actifs numériques en délivrant ses premières licences d'exchange de cryptomonnaies. Son approche réglementaire a été bien accueillie par la communauté crypto, bien que certaines craintes subsistent concernant une éventuelle répression chinoise des cryptomonnaies dans la région.