Alors qu’il a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation, Sam Bankman-Fried pourrait passer le reste de sa vie derrière les barreaux. Aux dernières nouvelles, 40 à 50 ans de prison en plus de plusieurs milliards d’amendes, sont requis contre l’ex-magnat de la crypto de 32 ans. Une peine moins lourde que les 150 ans de détention évoqués jusqu’ici.

Un message envoyé aux mauvais acteurs de l’industrie crypto

Sam Bankman-Fried, le fondateur et ancien PDG de la firme crypto naufragée FTX, fait face à une réquisition pénale jugée sévère de la part des procureurs américains. Ceux-ci ont requis contre lui une peine d’emprisonnement de 40 à 50 ans, en plus d’une amende de 11 milliards de dollars.

La logique des procureurs dans cette affaire qui défraie la chronique depuis 2022 est claire. Il faut à travers une peine particulièrement lourde dissuader les potentiels fraudeurs de l’industrie crypto, tout en empêchant Sam Bankman-Fried de répéter ses activités frauduleuses.

Au-delà de la dissuasion, les procureurs estiment qu’une sanction exemplaire à travers une amende lourde constitue le meilleur moyen de récupérer les fonds des victimes. En effet, celles-ci ont perdu très gros dans l'effondrement de l'exchange crypto.

Pour rappel, à la suite d'un procès de longue haleine tenu en octobre 2023 dans la foulée de l’effondrement de FTX, 7 chefs d’accusation ont été retenus contre l’ex-magnat de la crypto. La justice a conclu que ce sont ses actes de fraude et de complot qui ont conduit l’exchange à sa perte.

À lire également : La communauté crypto réagit à l'arrêt du second procès de Sam Bankman-Fried

Pas de clémence pour Sam Bankman-Fried !

Dans leur dossier de réquisition, les procureurs ne sont pas allés de main morte contre Sam Bankman-Fried. Fustigeant la peine légère requise par la défense, ils estiment qu’une sanction clémente ne tiendrait pas compte de l’ampleur du préjudice causé aux clients de l’exchange crypto.

Selon le ministère public, la clémence dans ce dossier ne ferait qu’encourager d’autres personnes à s’engager dans des activités frauduleuses dans l'industrie crypto. Ce qui, en fin de compte, ne ferait que saper la confiance dans les systèmes financiers, mais aussi judiciaires.

Pas de clémence en vue donc pour celui qu’on présentait comme le Mozart de la crypto. Une personne que les procureurs dépeignent comme étant outrageusement ambitieuse, égoïste, manipulatrice et méprisante des normes juridiques et éthiques.

Au fond, la peine requise contre l’ancien magnat de la crypto n’est pas exagérée. Elle reflète des jugements prononcés dans le passé pour des délits financiers similaires, et est trois fois moins élevée que les 150 ans de prison dont avait écopé le célébrissime Bernard Madoff auquel certains le comparent à juste titre.