Arthur Hayes, l'ex-dirigeant de BitMEX, critique vivement le traitement infligé par les États-Unis à Binance et son fondateur Changpeng Zhao (CZ), qualifiant celui-ci d'absurde. Selon lui, les sanctions sans précédent imposées à l'exchange crypto et à CZ révèlent un parti pris institutionnel manifeste contre le potentiel révolutionnaire des cryptomonnaies et de la technologie blockchain.
Binance et CZ seraient victimes d’un traitement sévère et disproportionné
La semaine dernière, Binance et CZ ont été confrontés à des accusations criminelles aux États-Unis pour violation des sanctions et des lois sur le transfert d'argent. L'exchange crypto a notamment écopé d'une amende astronomique de 4,3 milliards de dollars et CZ a été contraint de démissionner en attendant le verdict de son procès prévu l'année prochaine.
Dans un essai publié sur son compte Substack, Arthur Hayes pointe du doigt l'injustice flagrante de cette affaire. Il a notamment comparé le sort de CZ à celui de Lloyd Blankfein, ancien PDG de Goldman Sachs pour justifier son jugement.
Alors que Blankfein a pu prendre sa retraite tranquillement malgré son implication dans le scandale financier de 1MDB, CZ fait face à des conséquences beaucoup plus graves. Selon M. Hayes, cette disparité souligne une application arbitraire et biaisée des lois, particulièrement en ce qui concerne les acteurs émergents de la finance décentralisée.
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La résistance à la révolution Blockchain
M. Hayes a souligné que la façon dont Binance et CZ sont traités reflète une opposition plus générale envers la décentralisation et la révolution Blockchain. Ces technologies, par leur essence même, remettent en question le pouvoir centralisé de l'État et représentent une menace pour l'ordre établi dans le domaine financier. Selon l'ancien PDG de BitMEX, la répression sévère des acteurs clés de la blockchain est motivée par la peur du changement et de la perte de contrôle.
Rappelons que M. Hayes lui-même a fait face à des poursuites de l'État. En février 2022, il a plaidé coupable pour violation de la loi sur le secret bancaire, après avoir omis d'implémenter un programme anti-blanchiment d'argent. Sa propre expérience renforce la crédibilité de ses accusations contre le traitement injuste de l'industrie de la blockchain par les autorités.
Le cas de Binance et CZ aux États-Unis, comme présenté par Arthur Hayes, révèle des préoccupations profondes quant à l'équité, la justice, et l'avenir de la finance décentralisée. Ce traitement, perçu comme arbitraire et discriminatoire, soulève des questions essentielles sur le rôle de l'État dans l'ère de la technologie blockchain et la révolution numérique.