À plusieurs reprises, Goldman Sachs s’est négativement exprimée au sujet des cryptos. Alors que celles-ci ont le vent en poupe depuis quelques semaines, on aurait pu s’attendre à un changement de la position de la banque. Toutefois, Goldman Sachs maintient sa position consistant à dire que les cryptos n’ont pas de valeur intrinsèque.
Goldman Sachs réaffirme son scepticisme à l'endroit des cryptos
Contrairement à certains de ses homologues de la finance traditionnelle, Goldman Sachs maintient son scepticisme à l’égard des cryptos. Malgré la récente flambée de leurs prix, la banque reste fermement convaincue que ces actifs n’ont foncièrement aucune valeur.
Sceptique de longue date vis-à-vis du bitcoin et des cryptos, Sharmin Mossavar-Rahmani, la directrice des investissements de Goldman Sachs, a récemment réaffirmé cette position de manière très claire. C’était dans le cadre d’une interview avec le Wall Street Journal.
« Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une classe d’actifs d’investissement. Nous ne croyons pas aux cryptos . », a déclaré Sharmin Mossavar-Rahmani, sans équivoque. Une position qui fait de Goldman Sachs une exception dans l’écosystème de la finance.
En effet, la banque n’offre aucune exposition aux cryptos à ses clients. Lors de son intervention, Sharmin Mossavar-Rahmani a expliqué que ceux-ci n’ont manifesté aucun intérêt pour cette classe d’actifs en dépit de la tendance haussière. Une situation atypique quand on sait que l'engouement pour les cryptos a conduit BlackRock et Fidelity à répondre à la demande de leurs clients.
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Les réserves de Goldman Sachs contre les cryptos
Si Goldman Sachs maintient son scepticisme concernant les cryptos, c’est visiblement pour plusieurs raisons. Selon sa responsable des investissements, il y aurait une difficulté inhérente à l’évaluation précise de la valeur de ces actifs.
La cadre se demande comment l’on peut, dans ce contexte, formuler des positions haussières ou baissières sur les cryptos, sachant que l’évaluation de leur valeur est intrinsèquement insaisissable. Et ce n’est pas la seule raison invoquée par Sharmin Mossavar-Rahmani.
Elle a notamment critiqué le prétendu engagement de l’industrie crypto à démocratiser la finance. Une ambition qui est selon elle contradictoire avec la nature des prises de décision au sein de ce secteur, centralisée entre les mains de quelques privilégiés.
Cette critique met plus globalement en exergue les réserves de Goldman Sachs concernant la crédibilité et l’intégrité de l’écosystème crypto. Toutefois, il n’empêche que plusieurs concurrents de la banque s’aventurent déjà sur ce marché en pleine croissance. JP Morgan et Citigroup sont les exemples les plus évocateurs de cette tendance.