La proposition du président de BitMine Immersion Technologies a de quoi faire trembler les marchés. Tom Lee appelle les actionnaires à valider une augmentation vertigineuse du nombre d’actions autorisées, passant de 50 millions à 50 milliards. Derrière cette annonce se cache une stratégie à long terme indexée sur l’ascension potentielle d’Ethereum. Un pari risqué ou visionnaire ?
Une stratégie alignée sur la montée d’Ethereum
Tom Lee, récemment nommé président de BitMine Immersion Technologies (NASDAQ : BMNR), défend une vision ambitieuse de l’avenir de la société. Dans un message adressé aux actionnaires, il propose d’augmenter massivement le nombre d’actions autorisées, sans pour autant diluer immédiatement la valeur actuelle.
Cette initiative vise à permettre à l’entreprise d’avoir les outils nécessaires pour effectuer des fractionnements d’actions si le cours s’apprécie fortement. Ce mécanisme, connu sous le nom de « stock split », consiste à diviser chaque action existante en plusieurs unités, sans modifier la valorisation globale de l’entreprise. L’objectif est de rendre le titre plus accessible, notamment aux petits porteurs, en cas de forte hausse.
Selon Tom Lee, cette approche est justifiée par la corrélation étroite entre la valorisation de BitMine et le prix de l’ether (ETH), la cryptomonnaie native du réseau Ethereum. Il explique que si ETH devait atteindre certains seuils estimés à plusieurs milliers de dollars, la capitalisation de BitMine pourrait suivre la même trajectoire.
“Je crois que le cours de notre action pourrait suivre Ethereum à la hausse. Ce mécanisme nous permettrait d’intervenir rapidement si une telle situation se produisait”, a-t-il déclaré.
Il ajoute que cette réserve de titres ne serait activée qu’en fonction des besoins, pour des raisons telles que des acquisitions stratégiques, le financement d’expansion ou le soutien au cours de l’action, tout en réaffirmant qu’aucune émission immédiate n’est prévue.
Le vote des actionnaires, entre adhésion et inquiétude
Cette proposition sera soumise au vote des actionnaires d’ici le 14 janvier 2026, avec une assemblée générale prévue le 15 janvier à Las Vegas. Ce processus démocratique vise à recueillir l’avis des détenteurs d’actions, qui devront se prononcer sur l’opportunité de multiplier par mille le nombre d’actions autorisées.
Dans les forums boursiers et les discussions en ligne, les avis sont partagés. D’un côté, certains voient cette manœuvre comme une anticipation prudente d’une phase de croissance, avec la volonté de ne pas être pris au dépourvu par une explosion de la demande. De l’autre, des investisseurs expriment leur crainte d’une dilution potentielle, si la direction décidait un jour de convertir ces actions autorisées en actions en circulation.
Tom Lee a tenté de rassurer, soulignant que cette capacité étendue est une simple option stratégique — un outil à activer uniquement si les conditions de marché le justifient. Cette précision vise à éviter toute panique injustifiée et à expliquer le fonctionnement des actions autorisées, souvent mal compris du grand public.
Dans l’ensemble, cette proposition illustre une approche proactive de la gestion d’entreprise dans un environnement où les valorisations peuvent évoluer très rapidement. Pour les actionnaires, l’enjeu est de choisir entre prudence anticipée et risque de dilution — un dilemme qui reflète les tensions inhérentes à l’univers des crypto-actifs.

