Revolut, la néobanque britannique qui offre des services de trading de cryptomonnaies dans le cadre de son application financière, pourrait se voir refuser l'attribution d'une licence bancaire. En effet, selon un rapport de Telegraph, le Banque d’Angleterre aurait rejeté la demande pour des raisons d’irrégularités comptables. Les détails dans la suite.
Des irrégularités comptables déjà signalées par le cabinet d’audit BDO
La Prudencial Regulation Authority (PRA), l’organe de la Banque d’Angleterre chargé d’octroyer des licences, aurait indiqué au Trésor le rejet imminent de la demande de Revolut. En mars, le régulateur avait déjà informé le gouvernement qu’il prévoyait d’émettre un avertissement statutaire à l’entreprise.
Il a indiqué que la demande initiale de la société serait rejetée en raison de préoccupations concernant son bilan. Un examen minutieux des finances de Revolut a évidemment été effectué cette année par BDO, le Cabinet des services financiers et le comptable interne de l’entreprise.
Le cabinet d’audit BDO a trouvé des problèmes dans la façon dont le système informatique de Revolut assurait ses flux de revenus. Il a donc déclaré que les failles du système signifiaient qu’il ne pourrait pas vérifier les trois quarts des revenus déclarés par l’entreprise qui sont estimés à 765 millions de dollars. Le cabinet a ajouté que certaines informations dans le système pouvaient s’avérer « matériellement erronées ».
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Revolut envisage de s’installer à l’étranger si la licence ne lui est pas accordée
Le directeur général de Revolut, Nik Storonsky, a déclaré que la complexité de la bureaucratie britannique faisait du pays un lieu fort peu attractif pour les affaires. Il a ensuite évoqué la possibilité de délocaliser la société vers l’étranger si la banque n’accordait pas de licence à la société.M. Storonsky a déclaré :
« En fin de compte, ce n'est pas vraiment nous, c'est généralement la crise bancaire que nous connaissons actuellement qui rend les régulateurs très prudents. »
Revolut connaît effectivement une crise sans précédent liée à la baisse d’intérêt pour les cryptomonnaies pendant le marché baissier. Malheureusement, le trading de cryptomonnaies qui représentait le tiers des revenus de la société a vu ses recettes chuter de 10 %.
La société suivait la procédure d’obtention de licence depuis un moment et avait déjà annoncé en mars qu’une licence britannique allait lui être accordée « d’un jour à l’autre ». Il faut noter par ailleurs que Revolut possède déjà une licence lituanienne. Obtenir celle du Royaume-Uni représentait une étape cruciale qui l’aiderait à avoir le soutien d’autres marchés importants tels que les USA.